La santé


       De nombreux chercheurs se sont intéressés au sujet des répercussions du téléphone mobile sur le corps humain. De nombreuses études scientifiques tendent à prouver l'innocuité des ondes électromagnétiques à faibles doses. Là où aucune n'a pu établir clairement cette innocuité, d'autres ont en revanche mis en évidence des dangers à terme pour le corps humain tels que des cancers ou la perméabilisation des membranes cellulaires.

Il faut plusieurs années pour mener une étude épidémiologique ayant assez de pertinence pour s'appliquer aux faibles doses de rayonnement émis par les portables. Ainsi, les études dont nous disposons aujourd'hui ne concernent que les premières générations de portables. Mais depuis, la 3G se développe et les fréquences évoluent.

 Avant d'aller plus loin, il est nécessaire de définir le DAS. C'est le débit d'absorption spécifique,c'est une mesure de la puissance du rayonnement absorbé par le corps humain. Il s'exprime en W/kg. Si la puissance des ondes émises par les téléphones mobiles est supérieure à 2W/kg , elles sont considérées comme dangereuses pour l'homme.

    a) L'absorbtion par le corps des ondes émises

L’exposition aux champs électromagnétiques produits par les téléphones portables provoque une absorption d’énergie faible aux regard du métabolisme du corps humain.

    Lorsque l'on porte un téléphone à son oreille, les ondes émises sont en partie dirigées vers la tête, mais cette énergie très vite absorbée par la peau, le muscle qui constituent une partie de la périphérie. L'exposition ne provoque qu'une absorption d'énergie négligeable. Le maximum d'élévation detempérature dans la tête exposée à un radiotéléphone est de l'ordre de 0,1° C. Leschema ci-dessous montre le la répartition d'énergie absorbée par les differentes parties du corps (en %).


 



L'onde interagit avec la matière vivante. Lorsqu'un rayonnement pénetre, il lui transfère de l'energie. L’énergie E propagée par l’onde est donnée par la formule :E=fxh
E est en joules, f la fréquence de l’onde est en hertz et h est la constante de Planck soit
6.62x 34 10 J.s.
Un téléphone portable fonctionne à une fréquence d’environ 900MHz
E= 6.62x 34 10  x900x 6 10
E=5.958x 25 10  Joules.
L’énergie au niveau atomique s’exprime plutôt en electron-volts :eV.
La conversion est la suivante :
1 eV= 1.6x 19 10  Joule donc 1 J = 1 eV/1.6x 19 10 
D’ou E = 3.72x 6 10  eV
On trouve donc que l’énergie libérée par un téléphone portable est de 3.72x 6 10  eV.


Un rayonnement est dit «ionisant» quand il possède assez d’énergie pour modifier les
éléments constitutifs de la matière . Dans ce cas le rayonnement transfère assez d’énergie
aux électrons pour qu’ils s’arrachent de leur atome. Les atomes sont alors chargés
électriquement. C’est la ionisation. «L’ énergie de ionisation» est la plus faible énergie nécessaire pour arracher un électron à
un atome donné. Elle varie en fonction de l’atome considéré. L’énergie minimale d’ionisation
est de 3,9 eV.
Le rayonnement issu du téléphone portable n’est donc pas ionisant.

Les rayonnements appelés «non ionisants» sont donc incapables de provoquer ces
réactions car ils n’ont pas assez d’énergie. Cependant ils interfèrent avec les atomes par
d’autres mécanismes comme l’effet Joule.

L’énergie du photon permet à l’électron de changer de couche. L’atome est excité.
Il revient à la stabilité de deux façons possibles:
1- en émettant une onde électromagnétique de faible énergie

2- par rotation et translation de l’électron sans modification de structure avec un effet
thermique.
Il se produit donc une agitation atomique et moléculaire.
Ceci pourrait avoir un effet sur le bon fonctionnement des cellules vivantes.


    b) la chaleur émise par les ondes électromagnétiques

          L'absorption de champs électromagnétiques produit une élévation de température des tissus (effet thermique).


Les systèmes de téléphonie mobile émettent et reçoivent des micro-ondes. Les effets thermiques dépendent de la quantité de rayonnement absorbée par le corps humain, définie par le DAS. Le corps humain possède une capacité de thermorégulation grâce à la circulation sanguine. Mais au-delà d'une certaine limite, si la charge thermique est trop importante, le corps n'est plus capable d'éliminer les calories aussi vite qu'il les absorbe. Il s'ensuit une augmentation de température localisée ou non sur une partie du corps, qui peut s'avérer dangereuse si elle n'est pas stoppée.
L'échauffement induit dans les tissus de l'organisme peut provoquer des réactions physiologiques et thermorégulatrices temporaires, notamment une réduction des capacités physiques ou mentales
au fur et à mesure que la température du corps augmente.
Pour augmenter la température du corps de 1° C au bout de 6 minutes, un DAS supérieur à 4 W/kg est nécessaire. Les scientifiques admettent que c'est la limite à ne pas dépasser.

A plus petite échelle :

Les ondes à basses fréquences agitent et chauffent les liquides. Le corps humain est constitué de 60% d’eau, on assimilera la matière vivante à de l'eau chargée d'ions divers, ce qui la rend conductrice de l'électricité.

De plus, du fait de leur structures atomiques, les particules de la matière vivante sont liées électromagnétiquements. Ainsi les organismes vivant étant de nature électromagnétique au niveau de leur atomes, de leurs cellulues, de leurs organes, on en conclue que les lois de la physique s'appliquent au vivant.

 L'agitation moléculaire est responsable d'une élévation de la température locale.

L'onde pénetre dans les tissus. A l'intérieur d'un tissu biologique conducteur, les 2 champs d'une onde (électrique et magnétique) s'atténuent durant leur propagation. L'energie incidente est dissipée en chaleurs dans une épaisseur de l'ordre du centimètre pour le téléphone mobile.

L'energie captée par les tissus , surtout par les molécules d'eau qu'ils contiennent , est dissipée sous forme de chaleur : c'est le phénomène de l'absorption.

L'échauffement sera plus ou moins étendu et intense selon la nature des tissus traversés par l'onde électromagnétique et leur densité.

Cela peut modifier le comportement de certaines molécules comme : le calcium, la corticostérone.

On peut dire que les effets biologiques des radiofréquences se classent en deux catégories. Les effets thermiques sont aujourd'huibien caractérisés. Les préoccupations des chercheurs portent maintenant sur les effets non thermiques. Les conséquences sur la santé des effets de ce type font encore l'objet de recherches. Les études ont débuté en 1993 auxEtats-Unis. D'autres recherches ont suivi en Europe, en Australie et au Japon, qui vont du plus large (épidémiologie) au plus fin (études in vitro sur la cellule), en passant par l'expérimentation sur l'animal et sur l'homme (études in vivo).

A l'echelle des tissus, les modification pouvant apparaître sont : la modification de l'électroencéphalogramme, de la structure du sommeil, du temps de réaction.

On remarque que les téléphones portables émettent leur rayonnement directement au contact de la tête de l'utilisateur, contrairement au micro-ondes qui est sécurisé par un blindage.

    c) un risque plus important pour les enfants?

 

        Les ondes électromagnétiques provoquent aussi un réchauffement du cerveau de l'ordre du dixième de degré. Ce document ateste que le taux d'absorption est plus élevé pour les enfants. Dans son avis de juin 2004, l'Agence française de sécurité sanitaires et de l'environnement et du travail a réitéré ses conclusions quant à la persistance d'un doute lié à la possibilité d'effet sanitaires associés à l'exposition directe du crâne aux champs des téléphones mobiles. Si des effets sanitaires étaient mis en évidence, les enfants pourraient être plus sensibles étant donnée que leur organisme est en cours de développement ( système nerveux par exemple) et qu'arrivés à l'âge adulte, ils auront été exposés plus longtemps aux champs émis par les téléphones mobiles. Ainsi, en s'appuyant sur une approche de précaution, les parents devraient encourager leurs enfant à un usage modéré du téléphone mobile.

La fondation santé et radiofréquence dit qu' “à niveau normal d’exposition, les études scientifiques n’ont montré aucun effet avéré des ondes radiofréquences sur la santé et aucun résultat ne permet, à ce stade, de conclure à une sensibilité accrue des enfants par rapport aux adultes”.

    d) la puissance des téléphones cellulaires

             Entre son niveau minimal et maximal, la puissance peut être multiplié par 1000.

Lorsque l'on se déplace, notre téléphone mobile entre successivement en relation avec différentes stations de base. A chaque fois qu'il doit rechercher un nouveau relais, le téléphone élève sa puissance au niveau maximum. De même, lors de la connexion au réseau et dans les premières secondes de la comunication,le téléphone mobile émet à sa puissance maximale.

Le ministère affirme qu'à faible puissance, les champs émis par les téléphones mobiles, ainsi que leurs antennes relais ou les émétteurs de radiodiffusion, ne permettent pas d'observer d'effets thermiques. Mais, en revanche, ils sont suceptibles de générer des effets biologiques dont les mécanismes sont encore inconnus. Le fait de constater un effet biologique ne signifie pas que celui-ci présente un caractère menaçant pour la santé. Il s'agit souvent de la simple manifestation d'une régulation spontanée du corps face à une stimulation extérieure : ainsi : la peau rougit au contact du froid.

Le Ministère dit que les évolutions technologiques des téléphones portables ont permis une réduction du niveau des expositions des utilisateurs, notamment grâce à une diminution de la puissance maximale des téléphones, ainsi qu'à un meilleur contrôle de la puissance nécessaire au bon fonctionnement des appareils au cours des appels.

    e) l'avis de quelques chercheurs

         Selon une étude suédoise conduite par Kjell Mild, les utilisateurs intensifs de téléphone mobile auraient un risque d'être atteints d'une tumeur maligne au cerveau du côté où ils utilisent leur téléphone 2,9 fois plus élévé, de nombreuses études concluent à un très faible risque voir à l'absence de risque.

D’autres effets ont été rapportés comme : une dégénérescence tissulaire de la rétine, de la cornée et de l’iris de l’œil ; modifications de la chimie du cerveau avec des interactions possibles avec certains médicaments ; altérations des fonctions d’attention et de la mémoire ; altérations de la formule sanguine ; altérations du système immunitaire (notamment de l’hormone mélatonine) ; augmentation de la pression artérielle de 10 % chez les utilisateurs de portables.

Par ailleurs, il a été mis en évidence que les téléphones portables peuvent influencer et dérégler les appareils médicaux électroniques : déclenchement d’alarme d’appareils d’assistance cardiorespiratoire, fauteuil roulant devenu incontrôlable, pompe à insuline déréglée, prothèse auditive brouillée, pacemaker affolé. " Une zone de sécurité est préconisée, souligne Daniel Comblin, ingénieur industriel, qui va de 4 à 5 mètres, pour les téléphones mobiles de 2 watts, à plus de 10 mètres pour les mobilophones des voitures. "Enfin dans son ouvrage Téléphones cellulaires : danger ? Roger Santini s’inquiète du taux d’absorption des ondes d’hyperfréquences plus important chez les enfants (selon des expériences effectuées sur des têtes en tissus artificiels). Ce qui devrait inciter à limiter l’usage des appareils portables par les adolescents.

Voici l'experience d'un chercheur recueilli sur le site : http://www.radio-canada.ca

Au Laboratoire de recherche de l'Université de Washington, le professeur Henry Lai a démontré qu'en irradiant des rats pendant deux heures à la moitié de la puissance admise pour un téléphone cellulaire, l'ADN- se trouve endommagé. Selon le professeur Lai, "cela peut mener à des mutations qui causent le cancer et finalement, la mort des cellules".

Ce chercheur a aussi démontré que les micro-ondes affectaient des aspects importants du métabolisme, dont la synthèse de la mélatonine, une hormone qui est impliquée dans le sommeil, entre autres. Les micro-ondes diminuent la production de la mélatonine ce qui a pour effet d'augmenter la production des déchets toxiques dans les cellules. Selon le Dr Lai, ces déchets toxiques seraient responsables des dommages observés au code génétique. Ils seraient également associés à plusieurs maladies dégénératives, dont l'Alzheimer.

Le Dr Lai a démontré que des rats de laboratoire exposés à ces micro-ondes manifestent également des problèmes de comportement, reliés cette fois-ci à l'apprentissage et à la mémoire.

Jusqu'à présent, les travaux du Dr Lai et son équipe sont parmi les plus inquiétants puisqu'ils font un lien entre l'exposition aux micro-ondes du téléphone cellulaire et des mécanismes pouvant mener à des maladies.

Un des physicien de l'Université dit que leurs expériences confirment que l'utilisation du cellulaire sur de longues périodes n'est pas sans risque".

Une de leurs démonstrations consiste à irradier un embryon de poulet avec des micro-ondes du cellulaire. En quelques minutes seulement, le coeur de l'embryon arrête de battre. Même si un coeur d'embryon demeure fragile et qu'on ne peut en tirer de conclusion quant à la santé humaine, cela prouve tout de même, selon lui, que ces ondes ont un effet négatif sur le vivant.

 Selon lui, une exposition de courte durée, aussi peu que 20 minutes, peut déclencher un stress dans l'organisme qui peut être bénéfique. Cette réaction produit des protéines de stress qui agissent comme antioxydants et protègent la cellule contre des bris au matériel génétique.

Ses travaux indiquent également que les nouveaux téléphones cellulaires numériques qui envahissent actuellement le marché sont potentiellement plus dommageables que les téléphones analogiques. La raison est que le signal qu'émet le téléphone numérique est pulsé au lieu d'être continu. Un signal pulsé agit comme une rafale de mitraillette sur les cellules du cerveau.

Mais il faut faire“attention” : le Ministère affirme que les études ne permettent pas de conclure à une augmentation du risque de cancer au niveau des régions exposées ( tête, cou) ni sur le risque de cancers lié à l'utilisation de téléphones actuellement mis sur le marché. Dans les pays nordiques, l'étude Interphone incite à la prudence face à l'utilisation de modèles de téléphones anciens susceptibles de générer des niveaux d'exposition supérieurs aux téléphones actuels. Cela pourrait engendrer une possible augmentation du risque de certaines formes de tumeurs bénignes après une longue utilisation.

    f) Effets nocifs avérés : l'hyper sensibilité électrique et le cas du stimulateur cardiaque

      Certaines personnes sont des sujets hypersensibles aux champs électromagnétiques. Un syndrome très invalidant, qui concernerait 1 à 2 personnes sur mille. La moindre exposition aux champs émis par tous les appareils électriques branchés, fonctionnant ou pas, les lignes électriques, les antennes relais provoquerait une réaction telle des rougeurs...

L'usage du téléphone mobile est fortement déconseillé aux porteurs de pacemaker. De plus,cette “population” est en augmentation constante et est de plus en plus jeune, ce qui pose la question des effets des ondes électromagnétiques du portable ce dispositif.

Un stimulateur cardiaque est un implant électronique actif qui en cas de besoin va stimuler et
contracter le muscle cardiaque par une décharge électrique. Le stimulateur est composé d’un générateur d’impulsions et d’une sonde de détection et, de stimulation.
Actuellement les pacemakers modernes sont conçus de manière à éviter les interactions
avec le spectre électromagnétique et en particulier les ondes des téléphones portables. Les
modèles anciens peuvent être sensibles à ces ondes. Les OEM externes peuvent interférer avec les circuits de détection et de stimulation de l’appareil par modification de la tension électrique au niveau des sondes.

Les risquespeuvent être que le stimulateur ne se déclenchera pas, ou qu'il agira à sa fréquence maximale. Si un patient reste très longtemps à côté de cette source d'interférence, il se peut que le stimulateur ne joue plus son rôle. Pour ces personnes mieux vaut éloigner le téléphone d'au moins 15 cm de leur poitrine et lors d'une communication, de le porté à l'oreille (à l'opposé du coeur).


    g) effet nocif supposé : réduction de la fertilité

            Une étude controversée établit un lien entre la réduction de la fertilité masculine et le port d'un téléphone cellulaire au niveau de la ceinture.

En se basant sur l'étude de 221 sujets, des chercheurs hongrois affirment avoir identifié une corrélation entre le port prolongé d'un téléphone cellulaire à proximité des organes reproducteurs et la qualité du sperme. Imre Fejes, le directeur de la recherche, conclut que les téléphones cellulaires pourraient avoir un effet négatif sur la fertilité masculine puisqu'il aurait constaté chez les porteurs des réductions de la concentration du sperme qui peuvent atteindre 30% ainsi qu'un nombre élevé de spermatozoïdes qui se déplacent anormalement.

Cette étude de l'Université de Szeged (Hongrie), qui recommande par ailleurs d'autres recherches afin de confirmer ses résultats, serait la première à tenter d'établir un lien entre ces deux facteurs. Commentant l'étude hongroise, des experts ont toutefois rapidement critiqué sa méthodologie.

Hans Evers, ancien président de la Société européenne sur la reproduction humaine, confiait notamment à la BBC
 que des facteurs importants tels que l'âge, l'usage du tabac et le métier (niveau de stress) des sujets n'ont pas été compilés dans cette recherche. Selon lui, avant de conclure qu'il existe un lien entre le port d'un cellulaire et une diminution de la fécondité masculine, il faudrait examiner attentivement toutes ces variables car une ou plusieurs d'entre elles pourrait éventuellement expliquer les données.

Le Ministère indique qu'en éloigant le téléphone portable des zones sensibles de votre corps, vous réduirez considérablement leur niveau d'exposition. Ces zones sensibles peuvent être spécifiques : génitales chez les adolescents, périombilicales chez les femmes enceintes.

    h) dispositifs dits “antiradiations” ou “bioprotecteurs”

         Les dispositifs qui prétendent« neutraliser les ondes nocives » et  "corriger les effets polluants du rayonnement du téléphone portable et assurer ainsi une biocompatibilité électromagnétique avec l'utilisateur"ne sont pas efficaces. Certains pourraient même induire une exposition plus importante, car en perturbant la communication entre le téléphone portable et l’antenne relais, ils forcent le téléphone à fonctionner à pleine puissance pour être « entendu » par l’antenne relais. En 2001, des publicités pour ce genre d'appareils ont été supprimées par le gourvernement français.

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